Textes - Pour faire vivre le vivant

 

ASINABKA AU COEUR D'ODAWA :

TOUTE UNE TRAHISON

MAIS LIEU DE TOUS... LES POSSIBLES

 

J’aimerais vous poser, élus, citoyens, pères, mères, gens de toutes nations qui ont fait le Canada, une très simple –mais difficile- question. Lisez, je vous en prie, si vous croyez dans la réconciliation des trois, des mille solitudes. Attachez vos ceintures, la sash, preuve de notre métissage. Je commence.

*

 

Ces terres et cette planète, léguées par l'univers entre nos mains, ont le potentiel de devenir ce que nous voulons vraiment : un cancer (créé complètement par nous et qui progresse déjà à toute allure, comme une machine infernale) ou un royaume naturel (donc sans hiérarchie entre les hommes, les femmes, les êtres et les enfants) de Vie et d'équilibre. Lequel voulons-nous faire croître, mais surtout : lequel faisons-nous vraiment?

Je vous prie de ne pas prendre cette question comme une fin en soi, mais plutôt comme une réflexion, une proposition afin d’opérer le changement de cap pour non seulement décoloniser la terre, mais aussi changer nos attitudes fondamentales qui menacent notre survie et celle de toutes espèces.

Donc, ma question est : qui d’entre vous préfère, à un site de réconciliation véritable pour au moins trois peuples, et toutes les nations en fait, un site de Grande Paix au centre de la capitale, donc d'identité, pouvant attirer bien plus de vie et de richesse qu'un highway, des condos sur une terre volée, un aréna pour divertir les foules vendues, un centre d'achats pour nous reprendre ce qu'on prétend nous donner : c’est à dire, business as usual, qui est la continuité de l’oeuvre (maintenant capitaliste) des colons, exactement du même type que ce qui se passe ailleurs dans le monde, comme à Gaza par exemple? Si vous croyez que les mots sont forts, je vous dirai d’aller voir et de faire des recherches: les grues sont actives et les trous sont creusés, les fondements bien assis pour commencer la construction sur ce territoire non cédé.

Les Premiers peuples. Parlons-en. Eux qui ont toujours respecté cette terre, ont la bonne formule pour retrouver la compréhension de ce respect réel que l’on doit porter à la nature... et qu’il faudrait peut-être se mettre à écouter si nous voulons commencer le changement. Ils n’ont reçu le droit de vote qu’il y a quelques décennies, et n’ont pas encore droit à leurs propres terres, desquelles nous les avons déplacés, et que l’on a prises et dérobées, détruites, sans rien leur laisser, incluant leur propre culture, langues et traditions. Il s’agit donc en fait encore d’une occupation.

 

En effet, comme le dit Douglas Cardinal, architecte du Musée des civilisations à Hull, et qui lors de ses deux derniers passages à la Cour, et devant la Couronne, n’a même pas eu le droit de parole alors qu’il devait payer ces mêmes avocats qui le lui refusaient –et ce, ici même au Canada, où il y a encore, même si peu peuvent l’avouer- des injustices fondamentales envers les Premiers peuples, du génocide culturel, un apartheid, qui est malheureusement non seulement non admis mais qui subsiste donc encore -justement parce qu’il n’est pas accepté.

Or, il existe une véritable solution à tout cela. Car cet endroit de paix et de réconciliation existe vraiment, et au coeur d’Ottawa. Oui, je parle des Chutes Chaudières, et de l’île que les Anglais appellent l’île Victoria, symbole de la colonisation ultime, endroit du Musée de la guerre, mais qui sont en fait réellement les îles Akikodjiwan, terres non cédées et constituant pour les Algonquins et bien d’autres peuples autochtones, un des lieux les plus sacrés pas juste au Canada mais même, dans les Amériques.

 

Ce projet de parc et de centre autochtone était porté par le visionnaire et leader algonquin William Commanda (je vous prie de visiter le site web freethefalls.ca pour en savoir plus), et visait la création d’un véritable lieu de rencontre entre tous les peuples, donc même au delà des Peuples premiers, sur ces terres qui leur appartiennent bel et bien encore, car elles sont non cédées.

Or, ces lieux de patrimoine, de richesse et d’histoire devraient donc, diriez vous, être utilisés, tel que mis de l’avant dans cette vision, pour l’unité de toutes nations (autochtones, francophones, anglophones et autres qui composent l’unité canadienne), et même de tous les peuples, pour y favoriser la guérison, en les restituant à leurs propriétaires : la Vie et l’Être humain, qui était fait pour la protéger. C’était même le plan officiel du NCC -et ce, depuis Trudeau... avant que Harper s’en mêle et détourne la chose vers des intérêts privés: John Baird et le NCC ont alors pris contrôle et avorté le projet, aussi riche était-il, pour vendre les terres illégalement et (car sans qu’elles ne leur appartiennent vraiment) à ces intérêts, violant ainsi encore une fois toutes les promesses données, la seule chose que nous leur ayons jamais vraiment offerte.

Vous me direz sûrement que si ces terres existent bel et bien, ici-même à Ottawa, qu’elles devraient donc probablement être utilisées pour le grand bénéfice de tout le monde, donc pas seulement pour le profit des intérêts privés ou du pouvoir d’achat.

 

Vous vous demanderez aussi peut-être si le passage de bulldozers et l’édification de condos et mégastructures est vraiment la procédure habituelle pour faire des recherches archéologiques sur une des terres fondatrices les plus anciennes de l’histoire canadienne, car celle de ceux à qui elles appartiennent, les Autochtones qui l’ont précédée?

 

Je ne sais pas, en fait, vous pensez peut-être même que tout ça est une merveilleuse idée d’un magnifique développement permettant de créer tant d’emplois, tant de richesse culturelle? Après tout, le Cirque du Soleil a toujours été une bonne chose, surtout lorsqu’il est basé à Las Vegas, et vendu à des intérêts chinois. Ce qu'il faut aussi comprendre, pour le site d'Asinabka et tous les projets à long terme de la Ville, qui agit en fait illégalement pour recevoir l'argent des taxes de citoyens, c'est qu'il n'y a eu aucune réelle consultation (sauf une fausse, juste pour donner l'image de consultation) des citoyens avant les projets et le rejet de ce parc prévu depuis belle lurette à Asinabka.

 

Surtout, il n'y a eu aucune consultation des gens à qui appartient ce territoire, soit les Anishnaabe. Vous comprenez?

Ces terres, et ce que l’on y fait, sont en fait la clé de voûte de la sincérité pour la réconciliation des blancs et colons envers les Autochtones, réconciliation qui est sur toutes les lèvres, mais qui n’est pas encore agie. C’est donc le pas de vérité qu’il faut prendre vers le concret, pour passer des paroles aux actes et prouver, en faisant apparaître en ce lieu, sur ce qui est un Pont entre deux provinces, deux nations autrefois ennemies, deux solitudes, le Québec et l’Ontario, au Coeur de la Capitale, la preuve et symbole réel de notre Réconciliation, et ce, avec la colle (d’épinette) autochtone, la troisième et cette fois-ci, la véritable solitude.

Donc, je vous repose la question, comme ça : qui préfère, sur ce lieu qui est un lieu, depuis toujours d’unité entre les nations, d’un parc de paix et de rencontre, d’une église pour la Vie, en plein coeur d’Ottawa, un site de culture et de guérison, où l’on pourrait se reposer, en regardant les chutes libres, au milieu de l’endroit le plus majestueux, soit la Vallée de l’Outaouais, site pour tous les visiteurs, et raison pour laquelle il a été utilisé comme tel par les Autochtones pendant des milliers et des milliers d’années?

C’est la seule question que je vous pose. Je vous prie de sauter sur cette occasion d’érable et de vie, qui ne pourra pas se répéter deux fois, ou du moins avec autant de grâce et de beauté que maintenant. C’est la pierre d’assise de notre nation, profitons de ce cent cinquantième pour lier nos trois, nos mille solitudes; afficher haut et fort l’acceptation des Autochtones, enfin, dans la capitale nationale où auront lieu les festivités.

 

C’est enfin le temps du partage et de la guérison; c’est dans l’intérêt de tous, femmes, enfants, autochtones, blancs, de toutes nations et de toutes origines, tous les êtres vivants, incluant les éléments, et des anguilles que nous y remettrons dans ces chutes libérées; surtout où nous ferons le véritable développement des choses à changer en vue du respect de notre Terre Mère, que les Autochtones pourront alors nous enseigner.

 

Profitons de cette chance, plutôt que d’imposer nos lois : choisissons le beau, le vrai, la rencontre : la Vie. Soyez avec nous pour la grande marche de paix qui aura lieu le 17, justement, aux Chutes de la Paix.

Un gros merci pour votre attention,

François Baril Pelletier
Poète canadien et citoyen du monde

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l‘Ère du poisson terminée,

commençons l’Ère de l’Aum

 

Un guru indien, Sadhguru, suggère, comme les anciens Grecs, que tout a été créé par les quatre éléments. Nous sommes donc constitués, à l’image de la planète Terre,

de 72 % d’eau, car nous en sommes le reflet, de 12 % de terre, 6 % d’air, 4 % de feu, et en fait de 6 % d’espace. Tout ce qui se passe en nous et même dans notre monde, est le résultat de cette fusion, de cette chimie, ou plutôt, alchimie entre tous ces éléments, puisqu’elle dépasse largement la matière car elle inclue aussi évidemment des dimensions émotionnelles mais aussi spirituelles, et les combinaisons, contrairement à ce qu’on peut penser, sont infinies.

Ces éléments sont la racine même de toute notre interconnectivité, qu’il faut donc garder en santé pour être nous-mêmes en santé. C’est de la simple mathématique. L’eau, si elle peut nettoyer et guérir, et si elle réfléchit, aussi elle se rappelle, car elle réagit et répond à nos vibrations, et elle garde en elle la mémoire de l’énergie ambiante. C’est un fait. Toute l’histoire du monde est donc contenue dans l’eau –et donc aussi, de son voyage, car les éléments voyagent.

Nous vivons donc sur cette terre dans une relation d’interconnectivité, et même de dépendance avec la nature (remarquons bien ce mot) mais la déconnexion avec cette nature, prouve que notre nature en est pervertie : elle est en train de se perdre, de se dissoudre, de se limiter à notre seule nature physique, ou même inventée –numérique- projections de nos désirs, illusions, fantasmes - de loin inférieurs à ces quatre éléments sacrés.

Quelques oligarques, et cela depuis le début des civilisations, ont par intérêt, pour leur profit, manipulé l’art par l’histoire de l’art, la vérité par la propagande et la fausseté, la sagesse par la pub, pour leur seul unique pouvoir et domination. Les poissons ont été pêchés et les mers ont d’ailleurs presque été vidées de la plupart des espèces que nous consommons, raison pour laquelle nous en faisons maintenant l’élevage, des cultures néfastes qui d’ailleurs contaminent les espèces sauvages, déjà menacées, polluant les mers encore davantage et polluant notre corps, car ces espèces cultivées sont «boostées» de produits chimiques et traitées de façon inhumaine, souvent laissées à congeler et mourir dans les eaux froides par millions.

La qualité d’une chose se mesure à la façon dont elle a été traitée, ce qu’elle a consommé (toute nourriture, spirituelle ou matérielle) ce qu’elle est, à ce qu’elle a été. Si tu manges beaucoup de big macs, tu deviendras toi-même un gros big mac. Si tu manges des poulets qui ont été boostés aux produits chimiques et karmiquement violés, tu deviens également responsable de ce système, car tu l’encourages à continuer et à se développer, et c’est un grand poison qui non seulement continue à polluer ton corps, mais aussi empêche toute une société de changer et de se développer. You are what you eat : ceci est donc valable pour toute une société, pour tout un système. Car le vrai mal n’est pas sur le corps, le vrai mal est sur l’esprit, car tous les problèmes, toutes les maladies physiques sont vraiment le résultat de problèmes émotifs très profonds, ou même spirituels souvent non admis, et même inconscients qui se répercutent dans ces mauvaises habitudes.

 

C’est ce qu’on appelle les toxins dans la pensée bouddhiste ; ce sont les nourritures à éviter, toutes ces choses qui nous contaminent, en nous donnant du poison, au lieu de véritablement nous nourrir, nous aider, nous guérir ; parmi ces choses, on retrouve le stress, la colère, les produits chimiques dans les aliments.

 

Or, souvent, les pires produits chimiques et poisons sont des émotions, celles que les autres nous donnent, mais surtout celles que l’on accepte de prendre, souvent car on cherche à nous forcer à le faire. Or, il ne faut accepter que ce que l’on mérite vraiment, et l’on mérite seulement la plus grande beauté.

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Le sublime dans l'esthétique

(de Dante)

Depuis les temps les plus reculés de notre espèce - des grottes de Lascaux jusqu’à Pythagore, en passant par tous les grands mythes et religions - l’homme a toujours cherché a appartenir, d’abord dans une structure de cohésion sociale avec des codes et des coutumes bien spécifiques, mais aussi, de façon transcendantale - par l’œuvre d’art, le rite religieux - en désirant énoncer sa place dans ce grand «Tout» l’englobant dans lequel sa communauté doit elle-même jouer un rôle. 

 

Or, bien avant de répondre à une simple quête de sens, ce besoin d’unité éprouvé par l’homme envers son milieu consiste d’abord et avant tout en une question de besoin, de survie, car sans cette «unité» avec la nature dispensatrice de richesses - et néanmoins faisant a sa guise - sans une vie harmonieuse avec cette structure hyper-complexe de l’univers, la mystérieuse mécanique dont il dépend, l’homme serait privé de tout ce dont il a besoin et périrait. Ceci est en fait le fondement qui fait que la nature, l’environnement et l’«espace» qu’occupe l’homme - en est venu à revêtir un caractère sacré.

L’homme moderne, qui vit en «dualité», et non en «unité» avec la nature, comprend souvent difficilement cette idée du «Tout» primordial et la confond souvent de façon nuisible au Dieu de l’Église Catholique ou autres – avec tout ce que cela comporte d’histoire politique.  Cette idée de «Dieu», de l’Unité, du «Tout» divisible et indivisible, qui est néanmoins à la base de toutes les grandes religions (y compris le bouddhisme quoique par la négation) et ce sentiment d’union de l’homme avec celui-ci constitue néanmoins l'idée du sublime le plus fondamental qui soit : l’absolu. 

Les constructions religieuses ou les représentations symboliques du cosmos, n’attestent-elles souvent pas le mieux que l’art doit comprendre une parcelle de divin, et mieux encore, qu’elles vont bien au-delà de cela, en consistant d’abord et avant tout à nous rappeler que c’est la vie même qui est un miracle, qui est sacrée (au cas ou nous l’aurions oublié encore une fois) ? Car en fait, qu’est-ce que le message religieux, sinon le fait de nous rappeler que «nous appartenons», que nous «faisons partie» et que, ayant compris un sens et un rôle a jouer, nous possédons conséquemment une responsabilité ? Quoi qu’il en soit, ceci dit, la beauté en art a donc servi, à travers le temps, à exprimer cette idée du divin, à la faire couler en soi, à la vivre.

Par cette dissertation, je tenterai de démontrer (en m’appuyant sur quelques idées esthétiques entrevues) en quoi la Divine Comédie de Dante – en particulier le Paradis -est en soi une œuvre « sublime », non seulement par le fait que sa langue inspirée – et presque contemporaine (Le Paradis, p.12) - et sa forme «pure» forment déjà un tout indissociable d’une grande puissance esthétique mais surtout parce que par l’entremise de ce long et rebondissant voyage initiatique, elle est construite comme un reflet de l’architecture divine, une sorte de modèle réduit destiné à escorter le lecteur vers le haut, le ramenant - de par l’ensemble, comme par chaque détail du livre qui s’y rapporte - vers cette idée plus grande, impossible à décrire, que constitue Dieu (Le Paradis, p.1-12) ou la divine architecture.

« Ici, la haute fantaisie perdit de sa puissance ;

mais déjà, il tournait mon désir et vouloir

toute comme roue également poussée,

l’amour qui meut le soleil et les autres étoiles

 (Dante, le Paradis, p. 315) ».

«Étoiles» : tels sont les derniers mots du Paradis de Dante - dernier livre d’une trilogie que Boccace appelait «le poème sacré» (Marina Marietti, p.101) - où le poète, escorté par Béatrice [la seule assez pure pour le conduire aux célestes hauteurs de l’édifice divin alors que Virgile, l’ayant recueilli en Enfer et conduit jusqu’aux sommets du Purgatoire, est incapable de continuer, aveuglé par tant de lumière et d’éclatement(Paradis)] arrive à son but ultime : Dieu. 

Ce mot, « étoiles », évocateur de toute la voûte céleste – qui fut, depuis l’aube des civilisations, le fruit de tant de réflexions sur le pourquoi, le comment de la place de l’homme dans l’univers - clôt à la fois les livres de l’Enfer, du Purgatoire, et enfin, du Paradis, démontrant par là un effet d’unicité accaparant à cette trilogie et mettant ainsi un point final à cette œuvre à l’architecture «parfaite». «Parfaite» en ce sens qu’elle est le reflet du sublime, une parcelle, un chemin – non seulement dans sa forme et la qualité de sa langue littéraire mais dans son contenu, sa philosophie - guidant les pas du misérable des profondeurs de «cette forêt obscure» (l’Enfer) jusqu’aux étoiles(Marietti, p.105), reflet des hauteurs les plus célestes.

Afin de pouvoir discuter plus en profondeur de ce qui concerne notre sujet plus spécifiquement, référons-nous d’abord à quelques philosophes qui ont parlé de l’expérience esthétique, du sublime, ainsi que de l’œuvre d’art.  En premier lieu, l’Américain Dewey définit l’expérience esthétique comme une expérience (qui, s’inscrivant comme une interaction, dans un contexte et une temporalité données) aurait une dimension qualitative particulière, procurant le sentiment – pourtant bien réel - d’appartenir à un tout. Cette idée d’unicité, de finitude de l’expérience - quoique dans la diversité des phénomènes - est donc une notion fondamentale qui permet de dire que plus quelque chose (une expérience esthétique) fournit - en plus de ces caractéristiques d’interaction, de qualité, de temporalité et de contexte - ce sentiment d’unicité (dans sa variété intrinsèque) ; plus cette variété est grande et que le sentiment d’unicité est renforcé, paradoxalement, par cette exubérance, plus une expérience a le mérite d’avoir une qualité esthétique forte.

Or, si une œuvre d’art, quant à elle - définie par les mêmes principes - constitue une synthèse de cette expérience d’unicité avec le grand «tout», si elle évoque le sentiment d’appartenance à un ensemble plus grand, c’est parce qu’elle est le reflet symbolique, une parcelle, un «modèle réduit» de quelque chose de plus large contenu dans la vie ou en nous – ne faisons-nous pas partie de la vie? - qui, par son intensité, vient à nous le rappeler soudainement et créer ainsi en nous du sens.  Ceci dit - et conséquemment - le sublime dans l’œuvre d’art pourrait donc être défini comme l’œuvre étant la plus susceptible de renvoyer l’homme à ce grand «tout», ce «sublime» dont elle n’est que la représentation, ou même l’«émanation» symbolique. 

Alors, si Kant définit deux sortes de sublimes, - l’un statique, renvoyant à cette notion du grand tout, et le sublime dynamique, qui renvoie directement aux forces de la nature - c’est bien évidemment le sublime défini comme «statique» qui fait ici l’objet de mon intérêt ; mais quoique autant le sublime statique que le dynamique soient présents dans l’œuvre de Dante, il va sans dire que ce dernier est conçu de façon plus large dans le sens où il est englobé, ou encore, découle de cette force primordiale de laquelle émanent tous les phénomènes - qu’ils soient sublimes ou non - soit : Dieu.

En ce sens, ce n’est pas que le Paradis qui soit sublime chez Dante, mais l’ensemble, l’unicité entre la matière et l’immatériel, la complémentarité de la douleur et du bonheur (le «mal» et le «bien») qui en soi, est bonne car contenue dans l’idée de Dieu. Ainsi, chez Dante même le mal (l’Enfer et le Purgatoire faisant partie de cette architecture) quoique imparfait en soi, est englobé dans un ensemble plus grand - qui, dans toute sa simplicité, est d’autant plus sublime qu’il ne peut être entièrement compris par l’esprit humain - qui confère donc au «mal» une part de sublime en germe en lui du fait qu’il soit compris dans cet ensemble.

     

Ceci dit, venons en donc aux faits : architecture divine, chez Dante, c’est bien le cas. Trois livres, chacun disposant de XXXIII chapitres, reprenant la vision d’un passage, d’une voie depuis «la forêt obscure car la juste voie était perdue» conduisant dans les cercles de l’enfer dans un jeu symbolique puissant, jusqu’aux hauteurs célestes, en passant par un processus d’expiation, de purgation de la souffrance. Un voyage dont le contraste, écrit dans la plus belle langue qui soit, rappelle les fresques sublimes des grandes cathédrales par la diversité des éléments jouant en symphonie dans une simple - et par contraste, puissante - unité ; le simple et le complexe unis en un, liberté et harmonie, équilibre et inspiration.

Or, je disais : XXXIII chapitres chacun, sauf une exception : l’Enfer, qui bien sûr, étant imparfait, en possède XXXIV, chiffre imparfait ; asymétrie toutefois d’autant plus évocatrice qu’elle permet de parachever le symbolisme mystique chez Dante (34+33+33=100), la somme des trois œuvres étant égale à la somme de la perfection, de l’Unité, du Tout englobant (100 étant correspondant à cette unité comprenant tous les nombres possibles).  Inutile, donc, de dire à quel point mathématique et l’importance des chiffres jouent un rôle dans la richesse de l’œuvre : cette idée de l’unicité des trois livres  - non seulement de par leur contenu, c’est à dire, par l’idée du parcours dans une géographie divine mais - par leur équation mathématique (la mathématique étant en lien direct avec la «vérité», le sublime) définit à elle seule toute la conception philosophique globale de l’ensemble de l’ouvrage et donne une dimension tout à fait mystique et «totale», parfaite, à ces trois livres formant un tout, et en soi écrits avec plus d’art qu’il ne le faut.

Alors, si l’architecture du livre renvoie directement au «sublime», plusieurs autres aspects du livre font écho à cette structure de base de façon orchestrale, voir symphonique.  Lorsque Dewey parle d’expérience esthétique, il évoque l’effet d’unicité des composantes variées et même paradoxales toutefois se reliant au sein d’une même expérience. En ce qui concerne plus particulièrement l’œuvre d’art, Nietzsche parle de ces deux forces complémentaires et opposées, soit l’ «apollinien» - la forme - et le «dionysiaque» - le contenu - qui, semblant inconciliables, finissent par s’unir ensemble comme par miracle dans ce qu’on appelle une œuvre d’art - du moins en doit-il être le cas si l’on veut parler du sublime.  Il a été question plus tôt des constructions religieuses, qui, unissant forme simple à un contenu puissant dans l’exubérance des détails, arrivent à créer cette impression du sublime par cette unicité des composantes quoique très variées.

Pour conclure, si l’œuvre de Dante a une portée critique sociale (éthique) et politique immense à son époque – critiquant à la fois le pouvoir de Rome et des princes, ainsi que multiples autres personnalités de l’histoire et de sa société - ceci ne fait qu’ajouter à sa puissance esthétique, du fait qu’en plus de posséder une dimension mystique et littéraire inégalées jusqu’alors au Moyen-Âge - et peut-être même en antiquité - elle est un outil de changement qui travaille dans le matériau d’une véritable société. Esthétique, inutile de le dire, elle l’est au plus haut point : Dante invente des mots, joue avec la langue dans un langage allégorique riche en sens ; s’il se préoccupe des plus petits détails, il n’en demeure pas moins que l’ensemble possède une structure forte. Liberté dans la poésie - je dirais même exubérance - côtoie une forme d’une rigidité sans faille.

 

Cela en soi aurait suffi à créer une impression du sublime, tels que d’autres poètes, Rimbaud ou Baudelaire, l’auraient tenté. Mais il n’en demeure pas là. Non. En plus d’être une œuvre en soi marquante par sa forme et par son contenu, c’est une œuvre dont les moindres détails renvoient à l’ensemble, qui composé de trois livres, est marqué par le périple du voyage, mais surtout par la perfection «mathématique» dans l’imperfection, la complétude - dans le sens où l'oeuvre élève en renvoyant sans cesse à ce qui est plus grand qu’elle et ce qu’elle ne peut définir, soit le sublime en soi : elle ramène à cette simplicité que nous oublions si souvent et qui se trouve pourtant tout autours de nous. Soit, un chant d’oiseau, une goutte d’eau, la lumière, la vie, qui compose ce plus grand tout, qui sont, chacune des parcelles de cet «amour qui meut le soleil et les autres étoiles».

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Un mot du cercle :

a Word from the Circle

 

THOSE ARE JUST a few of some of the important thoughts and ideas gathered and inspired from the words spoken by many at the Circle of all nations, in Ottawa, the 26th of June 2016.

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First off,

We are all indigenous. It doesn’t matter where you come from and in what language you speak, we all have an indigenous culture because we are all human beings -and our ancestors come also from the land and the elements, and have lived on it since the beginning of time. Whether you know it or not, now THAT is the question. We must also allow and encourage those people to connect to their culture so they can enrich the circle because all walks of life are indigenous to this earth and all spiritualities are just One, since the beginning.

They just now need to reunite again, which is, I think, the seventh fire, being done right now. The eighth fire being the accomplishment of Truth and Justice.

Second thought : «Our life is sacred, so everybody in our life is sacred». We’re being «taught to detach ourselves, to not feel things». The solution, however, is to try and feel more and more, and let it go. That is how we can heal, and through sharing, listening and helping each other. In the circle, all knowledge is equal, and no one is more important than the other. We are all essential in our role in and to the whole. We just need to understand that to come back to our role, and therefore come back to the Spirit. Therefore, as an Elder has put it, «Chaudière Fall site is open, a door, to which the Spirit has the key». A door can be blocked, but it cannot be made to go away. And the key can actually unlock ANYTHING.

The colonization system has created a monster, which is eating away everything. How do we stop it? It’s not a system anymore, it’s a disease, like a collective suicide guided by the greedy. They are leading people to the precipice. But some people have been saying this for hundred, thousands of years, since actually the first civilizations, which actually predicted what is happening right now, and what will happen.

We must therefore remember and put forth that «Suicide is not The problem with Aboriginal youth, COLONIALISM is the problem» and that problem has very, very deep roots, going back to the first civilizations and beginnings of Western Culture, which are still alive today through it. So, how do you stop the «crisis»? Certainly NOT by sending in mental health specialists and people, which bring the problem back to Aboriginals themselves, which are just getting the symptoms of the real problem, which is the loss of culture, meaning, and all of their roots and support in life, all brought by the –still going on- colonization.

It has also been said in the meeting that the problem is when a race thinks it is superior. Then you have a big problem because it will impose and step on the rights of everybody else who are not part of this race. That is when a race thinks it is entitled to colonize, and whole social, «justice» and intellectuals systems are based on that lie.

But let us remember one thing : colonization has started a long time ago. As we are all Indigenous, some of the first to colonize in the name of civilization were the Romans on many, many first nations of Europe and Asia. In the process of colonization, symbols are always transformed by appropriation. In their appropriation of symbol process, the Romans have taken the cross, which was a very ancient prehistoric symbol (meaning four directions for also the first symbol of the human being) (the Aboriginals have also kept its true meaning) and tried to convert it into something else, a symbol of death for example (with the crucifixion process).

However, some people were already fighting the fight in the Middle East at the time, and Jesus, which was trying to bring truth back into the manipulatory religion of Pharisians, by winning the combat, has transformed it back into light. Since all walks of life are important in our quest to light, the cross is and has always been a symbol of Youman (Human or You man). The road also, and the cross is where all roads cross, which is obviously in the Heart.

This is just one example, I have many more. Like the name Isis, which is actually the first (Egyptian name) for the Mother Goddess protector of Mystical knowledge : Isis, which is called Ashtarte by the Babylonians and Phenicians, and other names by other cultures. Now, destroying the temples in the Middle East, Temples dedicated to the Earth Mother by those ancient civilizations which obviously knew the importance of woman and mothers in their cultures, which patriarcal societies, imposing Their own order, are trying to destroy.

And what about the «swastika» symbol, which Lynn was talking about recently, it is also a very, very ancient prehistoric symbol, meaning the divine incomprehensible flux of spirit, which was also the same symbol in the Hindu culture and actually ALL OVER, in the prehistoric grottos, and as Lynn was saying, had also the SAME MEANING which was preserved by the Hopis. Meaning which they have tried to transform, and in some way, they have succeeded, but not for long.

I will write a more thorough article about all this later, and even maybe the beginning of a book, but this is just to give a feedback on my take on this. Just be aware that this is very spontaneous «note», just designed to share the essential way the writing will go, just with more details and structure.

I also share an essay on spirituality I have written and sent to the Vatican in, well, I think 2012, directly to Benoît XVI, and I assured myself he would read it. A year later, he stepped down curiously and was mysteriously replaced by this supposed François, bringing back the Spirit of Francesco, which is exactly what I was saying in this book, that Francesco di Assisi was the only one that had followed the message of Christ, and curiously, he was also the one praising the Mother Moon and Father Sun; but he also got the stigmatas. But to be frank, without a pun, some of the sentences took by the pope were exact sentences that I used in this book at least two years before and that I sent to him in just the early nude version of the carnet spirituel it was in its first phase. Read it if you are interested and share if you think it’s important, even just passages if you want. You are entitled to share this to whomever you want because it was not just built by me but the Spirit.

Thank you so much for your attention, cheers and have a good night.

François Baril Pelletier

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N.B. : Voici un texte que j'ai écrit en 2015 juste avant d'être emprisonné au Civic Hospital -«BE CIVI- lized»-, puis à Gatineau, puis à Pierre Janet, pour la seule raison d'avoir traversé une highway car j'avais faim, sans un sou pour appeler, acheter quoi que ce soit, ou prendre l'autobus pour Montréal, pour aller manger chez ma mère pour les quelques jours qu'il me restait pour terminer le mois, plus un seul sou dans les poches.

 

Ils m'ont arrêté après m'avoir déplacé jusqu'à Hawkesbury, dans une voiture de police undercover, puis ils ont commencé à m'agresser avec leur voiture, sans m'aider, et je leur ai dit que je retournais chez moi, car j'étais Jésus de Montréal, et c'était vrai. Après tout, j'avais faim. Très faim. Ils m'ont tordu le bras en m'arrêtant, alors que j'étais parfaitement pacifique. Puis, ils m'ont emprisonné pendant six mois, pour la simple raison intolérable pour moi d'avoir traversé une highway, simplement car j'étais choqué puisque personne ne m'aidait, n'arrêtait pour m'aider -oh, la belle excuse pour dire que je suis suicidaire!- et de parler en métaphores, car ils n'avaient qu'un plan, me donner des drogues que ni mon corps ni mon âme n'avaient de besoin. Pour cela, il faut bien sûr remercier nos amis, les Libéraux du Québec et du Canada. ET arrivé à l'hôpital, aucun docteur ne m'a écouté; ceci suivait la torture que j'ai vécue au Civic -et au Général, en fait- quelques années plus tôt. ET l'induction d'un incident dans l'autobus aurait eu lieu sous l'effet de la drogue.

 

Alors voilà.

Amitiés, Votre Ami,

 

François

 

La maladie mentale

n’est pas une maladie

 

J’aimerais vous parler de la condition qu’on définit habituellement comme «maladie mentale», particulièrement la skizophrénie, qui baigne dans l’incompréhension, non seulement de la part des médecins, mais celle du public général. Je crois quant à moi que loin d'être une maladie, cette «condition» consiste simplement à une grande sensibilité aux mondes extérieur et intérieur; je vais vous expliquer ce que je veux dire.​

 

Ayant moi-même vécu avec ce qu’on appelle communément la maladie mentale, et ayant été diagnostiqué de telle ou telle façon, je sais maintenant l’incompréhension profonde que même, et SURTOUT les défenseurs de la Science, ont sur le sujet, ne considérant que le physique, alors que les réalités physiques sont dictées par des réalités et des phénomènes BIEN supérieurs, et ceci même dans LEUR PROPRE discours! Et c’est cette, ou ces réalités, que peut percevoir celui qu’on caractérise de malade ou de troublé. En réalité, tout ce qu’on appelle la maladie mentale, et particulièrement la skizophrénie, est EN FAIT une ouverture à des réalités parallèles, intérieures, sous-jacentes, mais tout aussi réelles et même, je dirais, structurelles de la Réalité physique qu'on croit trop souvent à tort, suprême. Pour vous donner une image concrète, le «malade» est un peu comme une antenne de radio qui prendrait d’autres postes non disponibles, ou que la plupart des gens ne peuvent capter et ont même aucune idée que leur existence même soit possible, voire même réelle.​

Le travail de celui qu’on aura appelé malade car sensible à ces réalités, loin d’être celui d’un être qui doive prendre des pilules pour guérir et de chercher seulement à mieux vivre sa souffrance, serait de creuser en lui pour trouver, avec toute l’attention spirituelle (et surtout, l’aide –très difficile à trouver- de guérisseurs appropriés, de mentors, de chamanes), la force pour accepter et vivre avec ce qui n’est pas une maladie, mais plutôt un DON extrêmement précieux, mais TRÈS difficile à vivre en ces jours où le Ciel fait porter à ces gens-éponges tous les maux de la Terre, et de même que ceux d’une société qui est profondément malade -ces gens qui pourtant auraient la force de mener ce monde à son réel fleurissement.​

Ceci dit, ce que j’appelle plutôt une «condition» est bien sûr un grand défi, mais avec une bonne aide sociale et spirituelle, il est possible de s’en défaire, d’en guérir, et ce, de façon véritable. J’ai moi-même vécu ce qu’on peut appeler une «guérison» des forces obscures, de telle sorte que je comprends maintenant et j'accepte l'intégralité de ce DON qui me permet non seulement de vivre ma vie dans le monde physique, mais qui me donne accès, que je le veuille ou non, à des niveaux de conscience insoupçonnés ouvrant vers d'autres niveaux d’être et d’éveil (souvent pénibles, certes, mais combien riches et menant à une compréhension de réalités non encore par l'homme complètement explorées, sinon comprises -encore moins intégrées!). Et cela, je l’ai fait avec la seule force de l’Esprit. ​

Je conclus en disant pourquoi. Simplement car ce n’est ni un trouble, ni une maladie, seulement une façon autre de percevoir le monde, qui n’est toujours, dans notre société (très pauvre spirituellement) non encore bien comprise, et surtout, non encore acceptée. Et l’acceptation, c’est la clé de la guérison, mais arrêtons svp de parler en ces termes de diagnostics pour définir une maladie qui n’en est pas une. Parlons plutôt de don et de sensibilité à d’autres réalités et on aura déjà compris que le malade est en fait un chamane qui n’a pas encore (et simplement car on ne l’a pas encore aidé), compris son rôle d’être un guide pouvant guérir par sa lumière, non par sa souffrance, cette SOCIÉTÉ malade.

 

Bien à vous,

Françoys

 

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Le manque de conscience :

les racines du mal

L’équilibre, la santé, sont des bien grands mots. Je dis bien mots, car le mal se cache plutôt dans le manque de conscience du mal véritable -car réel.


Depuis que l’homme est homme, c’est à dire, depuis qu’il survit dans la nature, il a développé toutes sortes d’habitudes, parfois bonnes, parfois mauvaises, qui se sont adaptées avec le temps. Les habitudes de Respect de la nature, d’Équilibre avec celle-ci, et de Paix, étaient les bonnes, car elles lui ont permis, à travers toutes sortes d’époques, de construire, de faire des liens, et de prospérer. Les attitudes destructrices de ces processus l’ont plutôt emmené à sa propre perte, parfois apparemment lente... mais sûrement. C’est cela la loi naturelle, une loi évidemment de cause à effet, liée à la mathématique (oui, en effet, karmique) de la vie, le grand code alchimique : le coupable optient la récompense qu’il a offerte, la victime en reçoit la délivrance, et a appris par le processus. Il s’agit d’un échange, d’une interconnectivité, des espèces, non d’une lutte. Là est en fait la nature humaine.


La lutte, c’est la dualité : c’est un concept foncièrement religieux, et très occidental, qu’on applique après à toutes les sauces, sans comprendre la réalité de la vie, qui bien sûr, va bien au delà. Comme le dit Pierre Rabhi, la Terre est un être vivant, un organisme à part entière, qui connaît l’équilibre ou le déséquilibre, la fièvre ou la douleur... ou dans ses grands moments, la Santé.


La santé, que l’on prend souvent pour acquis, est une Bien Grande Chose. Comme la Paix, d’ailleurs, qui est ce que tous devraient souhaiter, car c’est un des biens les plus chers que nous avons sur cette terre, et sur lequel Tout peut être fondé. C’est notre pierre solide, notre Roc, sur quoi on peut tout bâtir, mais quand on la trouve banale, car il n’y a pas de x dans ses quatre lettres, on la perd... Tous les liens que nous entretenons avec notre terre et notre planète, ne sont le plus souvent même pas perçus ou connus (à part par les satellites de la NASA, ou les drônes de la NSA) mais ils existent véritablement, et si on nous montrait toute la technologie que l’homme détient en ce moment-même, on saurait de Bien Grandes Choses.


En fait: l’équilibre est la santé. C’est très concret, ce n’est ni un idéal, ni une idylle. C’est une nécessité. Or, comme tout équilibre, la santé comprend plusieurs éléments : l’équilibre émotif (le coeur, partager ses émotions, sans être en colère, etc), l’équilibre physique (bien prendre soin de son corps, encore sans excès ou narcissisme), et surtout, l’équilibre spirituel, qui est d’aimer sans compter avec compassion ou bienveillance, du moins de façon altruiste.


Or, l’équilibre ne peut que commencer à se créer qu’en enlevant les mauvaises habitudes : et là, je parle autant de celles liées à acheter du plastique sur une salade que de prendre la voiture au lieu de marcher ou autre; elles sont le résultat d’une mauvaise compréhension du véritable équilibre du monde, de notre responsabilité par rapport à celui-ci, car de notre totale dépendance. Et donc, elles relèvent d’un manque d’attention, et un manque d’attention est un vide comblé par l’ignorance. Avez-vous remarqué, les gens qui ne veulent pas savoir n’écoutent pas quand c’est important. C’est en fait si simple : c’est cela la clé du bonheur, de l’amour, de la joie, de la vie. OUI, c’est AUSSI simple que ça: la modération de tout ce que l’on fait (et donc même de la modération-même parfois!!!). Le succès? Qu’importe le succès, il viendra bien après. Quand nous aurons compris que pour éliminer le plastique et le pétrole, dans notre société, il faut commencer par changer nos habitudes les plus mauvaises pour des habitudes fondamentales. C’est la seule et unique voie vers la santé et celles de nos enfants : notre propre équilibre : la santé de la terre.

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